Comprendre l’épisode de pollution aux particules PM10 du 25 février au 1er mars 2019

Comprendre l’épisode de pollution aux particules PM10 du 25 février au 1er mars 2019 Comprendre l’épisode de pollution aux particules PM10 du 25 février au 1er mars 2019
04/03/2019 à 15:49
Les départements du Nord, du Pas-de-Calais, de la Somme et de l’Oise ont été concernés par un épisode aux particules PM10 (inférieures à 10 micromètres) du lundi 25 au vendredi 1er mars. Les régions d’Ile-de-France, Normandie, Bretagne et Auvergne-Rhône-Alpes ont également constaté un épisode de pollution aux particules PM10 durant cette période, ainsi que la Belgique à partir du jeudi.
Carte 20190301

Pour rappel, le mois de février avait déjà connu 2 autres épisodes de pollution aux particules PM10, entre le 15 et le 17 sur le Pas-de-Calais, la Somme et l’Oise, et du 18 au 20 sur l’Oise, l’Aisne et la Somme.


L’analyse de ce dernier épisode de pollution aux particules PM10 s’est basée principalement sur les mesures des stations, sur la caractérisation physico-chimique des particules et l’expertise des prévisionnistes d’Atmo Hauts-de-France.

L’évolution des concentrations en particules relevées par nos stations de mesures

Sur l’ensemble de la région, les pics de polution aux particules observés aux heures de pointe le matin et le soir sont bien visibles. Celui de mardi matin était plus élevé que celui de lundi matin, en raison de l’accumulation de particules et de mauvaises conditions de dispersions.
Mercredi matin les concentrations étaient en baisse, avec de nouveau une légère augmentation jeudi matin. La baisse des concentrations observée mercredi matin pourrait résulter de l’effet conjugué de plusieurs facteurs :

La composition chimique des particules au cours de cet épisode

Les suies liées au trafic routier sont produites davantage par les véhicules les plus polluants. Elles diminuent le mercredi matin par rapport aux niveaux de lundi et de mardi matin, pouvant être en partie liée aux mesures préfectorales.
Les véhicules émettent également des particules ultrafines, qui diminuent moins le mercredi matin. L’écart entre ces deux mesures représente une diminution de la part des véhicules les plus polluants.
La majeure partie des particules est constituée de composés organiques d’origines variées (liées au trafic, au chauffage, aux réactions photochimiques…) et pour moitié de nitrate d’ammonium (mélange d’origines mixtes d’origines locales et plus éloignées). Au cours des 5 jours de l’épisode, la proportion de nitrate d’ammonium et de composés organiques est restée stable.

L’influence des paramètres météorologiques

La trajectoire des masses d’air montre un apport de particules en provenance de l’Est, lundi et mardi et en provenance de la région parisienne, le mercredi dans le sud de la région. La part de cet import dans les concentrations des particules reste toutefois difficile à évaluer.
Durant cette période, la région était également soumise à un fort anticyclone. Le vent faible et des inversions de chaleur les matins empêchaient la dispersion efficace des polluants produits localement. Jeudi, l’arrivée de vent d’ouest soutenu et d’une perturbation, associées à la baisse des pressions atmosphériques ont permis de disperser les particules dans la région, à l’exception de l’agglomération dunkerquoise où les concentrations ont encore dépassé jeudi et vendredi le seuil réglementaire de 50 µg/m3, sur une station.

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