Impact du confinement sur la qualité de l’air en Hauts-de-France

Impact des premiers jours de confinement sur la qualité de l’air en Hauts-de-France (© Atmo Hauts-de-France et Pixabay) Impact des premiers jours de confinement sur la qualité de l’air en Hauts-de-France (© Atmo Hauts-de-France et Pixabay)
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28/04/2020 à 10:10

Depuis le mardi 17 mars à midi, des mesures de confinement ont été mises en place par les autorités afin de limiter la propagation du virus COVID-19.

Atmo Hauts-de-France a analysé l’impact du confinement et de la baisse du trafic en région sur la qualité de l’air, en comparant les résultats observés depuis le 17 mars avec ceux habituellement enregistrés en mars.

Situation au 27 avril

Une diminution de 47 % concentrations d’oxydes d’azote en avril, en proximité du trafic

La baisse des concentrations de dioxyde d’azote et des traceurs du trafic routier avant / après le confinement reste visible en Hauts-de-France au cours des trois 1ères semaines d’avril 2020, avec des niveaux plus bas qu’en avril 2019, particulièrement en début et fin de journée.

Cette baisse est plus marquée en proximité du trafic, avec une différence de 47% entre les premières semaines d’avril 2020 et avril 2019 contre 23 % en situation de fond (non influencée par une source directe de pollution).

Cette baisse est moins significative qu’au cours de la 2nde quinzaine de mars en raison notamment de conditions moins favorables à la dispersion du dioxyde d’azote dans l’air sur le mois d’avril et d’une activité photochimique plus importante avec les températures plus élevées.

Une légère augmentation des niveaux d'ozone depuis le confinement

Les oxydes d’azote entrent dans le processus de formation de l’ozone.
Depuis le confinement, la concentration maximale horaire journalière en ozone est en légère augmentation mais largement inférieure au seuil d’information et de recommandation (180 μg/m3).
Cette hausse des maxima journaliers est classique, compte tenu de la hausse de l’ensoleillement et des températures.

Toujours pas d’amélioration visible pour les particules

La mise en place du confinement coïncide avec l’arrivée de conditions printanières propices à la formation de particules secondaires, formées par la réaction de polluants déjà présents dans l’atmosphère dans des conditions particulières (gelées matinales, températures douces en journée, temps ensoleillé, vent faible, situation de marais barométrique…).

Elles viennent s’ajouter aux particules, directement produites par d’autres secteurs que le trafic routier (le chauffage, au bois notamment, les activités agricoles et industrielles) et s’accumulent parfois dans une masse d’air déjà chargée en particules, en provenance de régions ou de pays voisins.

Cela se traduit alors par une hausse des concentrations de particules, pouvant conduire au déclenchement d’épisodes de pollution. La région Hauts-de-France est soumise à ce phénomène chaque année, à cette période.

Toutefois, le profil des concentrations de particules PM10 en proximité automobile sur les premières semaines d’avril 2020 montre une baisse significative des concentrations par rapport à avril 2019, notamment le pic du matin qui est nettement réduit. Les concentrations en soirée et début de nuit sont, quant à elles, proches.
La baisse du trafic n’a donc que peu d’impact visible sur les concentrations de particules mesurées.

LIRE LE RAPPORT DU 27/04/2020

Situation au 10 avril

Une diminution des concentrations d’oxydes d’azote

et des traceurs du trafic routier mais moins significative qu’en mars

La baisse des concentrations de dioxyde d’azote avant / après le confinement reste visible au cours de la 1ère semaine d’avril 2020, avec des niveaux plus bas qu’en avril 2019, notamment dans l’après-midi et la nuit.
Toutefois, les différences entre cette 1ère semaine d’avril et avril 2019 sont moins significatives qu’en mars pour les stations en proximité automobile.

Des niveaux stables pour l’ozone

Les oxydes d’azote entrent dans le processus de formation de l’ozone.
Depuis le confinement, la concentration maximale horaire en ozone présente un niveau assez stable, très largement inférieur au seuil d’information et de recommandation (180 μg/m3 en moyenne horaire).

Toujours pas d’amélioration visible pour les particules

La baisse du trafic n’a que peu d’impact visible sur les concentrations de particules mesurées.

La mise en place du confinement coïncide avec l’arrivée de conditions printanières propices à la formation de particules secondaires, formées par la réaction de polluants déjà présents dans l’atmosphère dans des conditions particulières (gelées matinales, températures douces en journée, temps ensoleillé, vent faible, situation de marais barométrique…).

Elles viennent s’ajouter aux particules, directement produites par d’autres secteurs que le trafic routier (le chauffage, au bois notamment, les activités agricoles et industrielles) et s’accumulent parfois dans une masse d’air déjà chargée en particules, en provenance de régions ou de pays voisins.

Cela se traduit alors par une hausse des concentrations de particules, pouvant conduire au déclenchement d’épisodes de pollution, comme les deux épisodes enregistrés ces derniers jours. La région Hauts-de-France est soumise à ce phénomène chaque année, à cette période.
Ces conditions actuelles ne permettent donc pas de statuer sur l’impact réel de la baisse de trafic.

LIRE LE RAPPORT DU 10/04/2020

Situation au 3 avril 

Les concentrations d’oxydes d’azote et des traceurs du trafic routier continuent à diminuer.

Les concentrations de dioxyde d’azote (NO2) ont diminué en moyenne de 50 % en proximité du trafic et autour de 2% sur l’ensemble de la région. Une légère hausse des concentrations en dioxyde d'azote est néanmoins constatée la nuit, en lien avec la baisse des températures (hausse des émissions et conditions moins dispersives). Les mesures de carbone suie montrent une baisse des concentrations sur les traceurs du trafic (BCff) depuis la mise en place du confinement et qui peut être mise en relation avec la diminution du trafic routier.

En revanche, toujours pas d’amélioration visible pour les particules

Même si les modèles de la qualité de l’air montrent une légère baisse en théorie des concentrations de particules pour la journée du 19 mars, les niveaux mesurés depuis le confinement sont en hausse, en situation de fond comme en proximité automobile.

La mise en place du confinement coïncide avec l’arrivée de conditions printanières propices à la formation de particules secondaires.  Celles-ci se forment par la réaction de polluants déjà présents dans l’atmosphère dans des conditions particulières (humidité, température) et viennent s’ajouter aux particules, directement produites par d’autres secteurs que le trafic routier (le chauffage, au bois notamment, les activités agricoles et industrielles).

Dans ces conditions actuelles, ceci se traduit par des hausses ponctuelles des concentrations en particules qui permettent difficilement de statuer sur l’impact réel de la baisse de trafic. La région Hauts-de-France est soumise chaque année, à cette période, à ce phénomène, conduisant parfois à des épisodes de pollution.

LIRE lE rapport du 03/04/2020

Analyse après une semaine de confinement

Après une semaine de confinement et la baisse notable du trafic, les concentrations d’oxydes d’azote et des traceurs du trafic routier ont nettement diminué.

Les concentrations de dioxyde d’azote ont diminué en moyenne de 40 % en proximité du trafic et de 9% sur l’ensemble de la région. Il reste néanmoins un niveau de fond de dioxyde d’azote, lié entre autres à l’activité de chauffage.

Les mesures de carbone suie (uniquement sur le traceur du trafic) montrent une nette diminution des valeurs maximales de début et de fin de journée depuis la mise en place du confinement (du 18 au 24 mars).

En revanche pour les particules, les concentrations sont en hausse depuis quelques jours sur tout le Nord-Ouest de la France, expliquant des indices de qualité de l’air plus élevés.

La mise en place du confinement coïncide avec l’arrivée de conditions printanières propices à la formation de particules secondaires.  Celles-ci se forment par la réaction de polluants déjà présents dans l’atmosphère dans des conditions particulières (humidité, température) et viennent s’ajouter aux particules, directement produites par d’autres secteurs que le trafic routier (le chauffage, au bois notamment, les activités agricoles et industrielles).

Dans ces conditions actuelles, ceci se traduit par des hausses ponctuelles des concentrations en particules qui permettent difficilement de statuer sur l’impact réel de la baisse de trafic. La région Hauts-de-France est soumise chaque année, à cette période, à ce phénomène, conduisant parfois à des épisodes de pollution.

Une étude sur une période plus longue est nécessaire.

Lire le rapport du 27/03/2020

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