Interdiction des foyers ouverts dans la MEL : pourquoi ce changement ?

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Poele_bois_cheminee (Photo : Oleksandr Pidvalnyi_Pixabay)

Publié le 27 octobre 2026

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Au 1er novembre 2026, l’utilisation d’appareils de chauffage au bois de type foyer ouvert sera interdite dans les 95 communes de la MEL, même pour une utilisation occasionnelle.

Cette interdiction n’arrive pas par hasard : c’est une mesure importante pour réduire la pollution et préserver l’environnement et la santé des habitants, portée dans le cadre de du Plan de protection de l’atmosphère (PPA) Lille Bassin Minier 2023-2027. 

  • Interdiction du chauffage au bois de type foyer ouvert dans la MEL à partir du 1er novembre 2026.
  • Parmi les polluants concernés, les particules fines PM2.5 représentent un risque sanitaire important.
  • Cette mesure a pour but de réduire les émissions de particules PM2.5 pour limiter l’exposition de la population et atteindre les seuils réglementaires imposés par législation européenne d’ici 2030. 
  • Le chauffage au bois résidentiel est le premier émetteur de PM2.5 dans la région Hauts-de-France : il représente 51% des émissions régionales totales. Les appareils à foyer ouverts sont particulièrement polluants. 

 

Dans quel cadre intervient cette décision ?

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On observe depuis 2020 que les concentrations et les émissions de particules PM10 et PM2.5, ainsi que de dioxyde d'azote ne diminuent plus. Cette stagnation montre la nécessité, au regard de la population actuellement exposée à ces polluants et des risques sanitaires encourus, d'être plus ambitieux en termes de plans d'actions. Aujourd'hui, l'enjeu est de retrouver une évolution de la qualité de l’air compatible avec les enjeux sanitaires et réglementaires à venir.

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Un enjeu réglementaire majeur

La réglementation européenne se renforce pour améliorer la qualité de l'air et protéger la santé des populations. Réduire les émissions de particules PM2.5 du chauffage au bois est une priorité.

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Un impact sur la santé

La pollution de l'air est responsable d'environ 5000 décès prématurés par an en Hauts-de-France.

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Les normes européennes de qualité de l’air vont devenir plus exigeantes à partir de 2030 en abaissant les valeurs limites applicables pour le dioxyde d'azote (NO2), les PM10 et les PM2.5. Pour s’y préparer, il est nécessaire d’agir dès maintenant sur les principales sources de pollution. L’interdiction des foyers ouverts dans la MEL cible en particulier les particules PM2.5. 

Reco2air - comparaison PM2 5 normes 2030
Emissions pm2.5 Lille Bassin Minier
(source : inventaire régional Atmo HDF A2022_M2024_v1)

Le rôle d’Atmo Hauts-de-France dans la décision

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En tant qu’observatoire de l’air, Atmo Hauts-de-France accompagne les démarches de préservation de la qualité de l’air et de prise en compte des enjeux de santé. Cet accompagnement permet d’identifier aujourd’hui les territoires à enjeux et les politiques publiques à mettre en place afin d’éviter des situations de non-conformité de demain. Les connaissances scientifiques fournies par Atmo Hauts-de-France servent d’outil d’anticipation pour éclairer l’action publique. 

L’interdiction du chauffage au bois à foyers ouvert dans la MEL est une mesure établie par le PPA Lille Bassin-Minier 2023-2027*. Les travaux préalables de la préfecture du Nord ont nécessité de s’appuyer sur des mesures territorialisées (quelles sont les sources de polluants, quels territoires sont à risque…) pour établir les leviers d’actions nécessaire au respect des réglementations à venir. Dans le cadre de l’élaboration de ce PPA, Atmo Hauts-de-France a produit un rapport diagnostic de la qualité de l’air sur la zone géographique concernée.

Concernant les PM2.5 sur le territoire PPA, le diagnostic d’Atmo Hauts-de-France a mis en évidence les éléments suivants : 

  • Le chauffage résidentiel est la source principale : 75% des émissions de particules PM2.5 proviennent du secteur résidentiel, 97% des émissions résidentielles proviennent du chauffage, 94% des émissions résidentielles proviennent du seul chauffage au bois, (source : Inventaire régional Atmo HDF A2018_ M2024_V1)*
  • Les projections ont montré que des efforts étaient nécessaires pour atteindre les objectifs réglementaires, mais qu’ils étaient atteignables avec les mesures prévues par le PPA. 

* Ces chiffres diffèrent du diagnostic établi en 2021 suite à une mise à jour de la méthodologie de calcul. Les conclusions restent inchangées. 

Qu’est-ce qu’un PPA ?

Les Plans de protection de l’atmosphère (PPA) définissent des objectifs à atteindre ainsi que les mesures pour se conformer aux normes de la qualité de l'air dans le périmètre du plan.

Les PPA sont élaborés par les Préfets. Ils sont obligatoires pour les agglomérations de plus de 250 000 habitants et les territoires qui connaissent ou risquent de connaitre des dépassements des valeurs limites et/ou des valeurs cibles de la qualité de l’air. Les objectifs de réduction des émissions de polluants atmosphériques du PPA correspondent à ceux du Plan national de Réduction des Emissions de Polluants Atmosphériques (PREPA), qui est lui-même soumis à la directive européenne.

 

La réduction des PM2.5, un enjeu sanitaire majeur

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Cette interdiction vise à réduire les émissions de particules PM2.5 et améliorer la qualité de l’air, en conformité avec la baisse des seuils réglementaires en 2030. Ces nouveaux seuils se rapprocheront des recommandations de l’OMS, avec pour objectif d’aligner les valeurs limites sur les valeurs sanitaires.

En effet, les particules PM2.5 représentent une préoccupation sanitaire majeure car elles pénètrent profondément dans l’appareil respiratoire. Elles sont associées à de nombreux effets néfastes : asthme, maladies respiratoires et cardiovasculaires, AVC (Accident Vasculaire Cérébral), cancers...

L’amélioration de la qualité de l’air permet d’agir sur les causes environnementales liées à certaines pathologies et de mieux protéger la santé des habitants. 

Si la concentration en PM2,5 atteignait la recommandation OMS (5μg/m en moyenne annuelle), on éviterait en Hauts-de-France : 

  • 10 % des nouveaux cas de cancer du poumon chez les 35 ans et plus ;
  • 11 % des nouveaux cas de BPCO (BronchoPneumopathie Chronique Obstructive) chez les 40 ans et plus ;
  • 19 % des nouveaux cas d’asthme chez les 0-17 ans ;
  • 10 % des nouveaux cas d’AVC chez les 35 ans et plus.

(Source : Santé Publique France - Estimation des bénéfices potentiels pour la santé d’une amélioration de la qualité de l’air ambiant en Hauts-de-France – janvier 2025)

Pourquoi le chauffage au bois ?

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Comparaisons PM2 5 types chauffages

En termes de pollution de l'air, les émissions dépendent du type de chauffage et de la performance de l'appareil. Ainsi, la suppression des anciens appareils de chauffage au bois à foyer ouvert, très émetteurs de particules fines PM2.5, contribue à réduire les émissions de polluants et préserver la qualité de l’air. 

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