Particules PM2.5
Courant juillet et août, les concentrations de particules PM2.5 ont été mesurées entre 4 et 12 µg/m3 en moyenne hebdomadaire.
Les concentrations restent d’abord supérieures à la valeur maximale historique, puis se rapprochent progressivement de la moyenne, avant de diminuer vers la fin du mois d’août pour atteindre des valeurs proches de la valeur minimale historique.
Le mois de juillet débute sous l’influence de conditions anticycloniques, avant que la région ne connaisse sa troisième vague de chaleur de l’année. Ces conditions favorisent l’accumulation des particules dans l’atmosphère et une hausse des concentrations. Celles-ci commencent ensuite à diminuer avec le retour de températures plus proches des normales saisonnières, ainsi que le passage d’orages favorisant le lessivage de l’atmosphère. Le renforcement d’un flux de secteur océanique, apportant une masse d’air plus propre, contribue également à cette diminution. Par la suite, un nouvel épisode de canicule entraîne une légère remontée des concentrations, avant l’arrivée de pluies et d’averses à partir du 17 août, qui favorisent une meilleure dispersion et un renouvellement de l’air, entraînant ainsi une nouvelle baisse des concentrations.
Ce polluant n’est pas intégré dans la procédure de déclenchement d’épisode de pollution de l’air.
Particules PM10
Courant juillet et août, les concentrations de particules PM10 ont été comprises entre 11 et 22 µg/m3 en moyenne hebdomadaire.
À l’instar des particules PM2.5, les concentrations en PM10 demeurent étroitement liées aux conditions météorologiques observées au cours de la période. Elles présentent une évolution similaire, avec une augmentation lors des périodes chaudes et anticycloniques, favorisant l’accumulation des particules dans l’atmosphère. À l’inverse, les épisodes pluvieux, orageux et les vents de secteur océanique contribuent à leur dispersion et entraînent une diminution des concentrations. Ainsi, les deux polluants suivent globalement les mêmes tendances au cours de la période étudiée.
Aucun épisode de pollution n'a été déclenché pour ce polluant en juillet et août.
Ozone
Courant juillet et août, les concentrations en ozone ont été mesurées entre 52 et 89 µg/m3 en moyenne hebdomadaire, restant proches à la valeur maximale historique.
Les vagues de chaleur exceptionnelles observées au cours de ces deux mois ont créé des conditions météorologiques particulièrement favorables à la formation et à l’accumulation de l’ozone, entraînant des concentrations dépassant la valeur maximale historique. La combinaison de températures élevées, d’un fort ensoleillement et de conditions anticycloniques a en effet favorisé la production photochimique de ce polluant ainsi que son accumulation dans l’atmosphère.
3 jours d'épisode de pollution à l'ozone ont été constatés en août, les 13,14 et 15 août (voir plus bas).
Dioxyde d'azote
Courant juillet et août, les concentrations de dioxyde d’azote ont été mesurées entre 6 et 11 µg/m3 en moyenne hebdomadaire.
Les conditions météorologiques, marquées par un temps doux et ensoleillé, ont contribué à limiter les émissions liées aux processus de combustion, notamment celles provenant du trafic routier et du chauffage résidentiel. Cette diminution des émissions a ainsi favorisé le maintien des concentrations à des niveaux proches de la moyenne historique.
Aucun épisode de pollution de l’air n’a été déclenché pour ce polluant au cours de ce mois.
Episodes de pollution de l'air
3 jours d’épisode de pollution de l’air à l'ozone ont été constatés au mois d'août, les 13, 14 et 15.
Cet épisode de pollution s’explique par les conditions météorologiques (températures élevées, fort ensoleillement, absence de nuages, vents faibles) qui favorisent la formation d'ozone à partir des polluants précurseurs présents dans l'air (oxydes d'azote, composés organiques volatils)
L’ozone est un polluant secondaire (c'est-à-dire formé dans l’atmosphère à partir d’autres polluants déjà présents, appelés « précurseurs ») sous l’action des rayons du soleil. Cette formation est favorisée par les fortes températures et un fort ensoleillement. Les précurseurs de l’ozone sont les oxydes d’azote (sources : trafic automobile, activités industrielles, etc.) et les composés organiques volatiles (sources : activités industrielles, utilisation de solvant, etc.). Ce polluant peut également être transporté par des masses d’air (autres régions, ou couche supérieure) ou être formé par des sources biogéniques (naturelles).
Qu'est ce qu'un épisode de pollution ?
Historique des épisode de pollution
Pollens
En juillet et août, les pollens d'armoise ont été les plus présents dans l'air des Hauts-de-France.
Les graminées sont également restés en quantités modérées, et le risque allergique a varié de faible à élevé selon les zones et les moments de la saison.
A noter que les quantités de pollens dans l'air sont, en général, plus importantes lors des journées chaudes et ensoleillées, telles que nous avons pu en vivre cet été.
En savoir plus sur les pollens du mois de mai >
Echelle du risque d'allergie aux pollens
En savoir plus sur les pollens en Hauts-de-France >