Feuilles mortes, tontes, tailles de haies… Ces déchets peuvent devenir une ressource plutôt qu’une source de pollution de l’air.
Branches, feuilles mortes, tontes, tailles de haies, herbes ou fleurs fanées… Avec l’entretien des jardins et des espaces verts, les déchets végétaux peuvent vite s’accumuler. Pourtant, les brûler à l’air libre n’est pas une solution : cette pratique est interdite, polluante et nocive pour la santé.
Brûler des végétaux, ce n’est pas faire disparaître un déchet. C’est transformer une ressource naturelle en fumées, en particules fines et en polluants respirés par les habitants, les voisins et les personnes les plus vulnérables.
Pourquoi le brûlage des déchets verts est-il interdit ?
Le brûlage à l’air libre se fait dans de mauvaises conditions de combustion : les végétaux sont souvent humides, l’oxygène circule mal et la température de combustion est insuffisante. Résultat : la fumée émise contient de nombreux polluants, dont des particules fines PM2,5, du monoxyde de carbone, des hydrocarbures aromatiques polycycliques, du carbone suie ou encore des dioxines.
Les PM2,5 sont particulièrement préoccupantes car leur très petite taille leur permet de pénétrer profondément dans les voies respiratoires. Elles peuvent aggraver certaines pathologies respiratoires ou cardiovasculaires et contribuer à la dégradation de la qualité de l’air, notamment à proximité immédiate des habitations.
Un geste individuel, un impact collectif
Le brûlage des déchets végétaux peut sembler anodin lorsqu’il est réalisé ponctuellement dans un jardin. Pourtant, à l’échelle d’un territoire, la répétition de ces gestes représente une source réelle d’émissions polluantes.
En France, environ 886 000 tonnes de déchets végétaux seraient encore brûlées chaque année par les particuliers (source : CITEPA, 2026). Les feux de déchets verts représenteraient également plus de 6 % des émissions annuelles de PM2,5 du secteur résidentiel.
En Hauts-de-France, le brûlage de déchets végétaux représente environ 4% des émissions de particules PM2,5 du secteur résidentiel, soit la 2ème source d'émissions de particules, après le chauffage au bois. (source : inventaire des émissions de polluants - 2022).
Autrement dit, un geste réalisé dans son jardin peut contribuer à une pollution locale, gêner le voisinage, exposer les personnes sensibles et dégrader la qualité de l’air respiré par tous.
Brûler 50 kg de végétaux, ça représente quoi ?
Pour mieux comprendre l’impact du brûlage, les comparaisons sont souvent plus parlantes que les chiffres seuls. À titre d’illustration, brûler 50 kg de déchets végétaux peut émettre autant de particules que plusieurs milliers de kilomètres parcourus en voiture ou plusieurs mois de chauffage selon les équipements comparés.

