Particules PM2.5
Courant juin, les concentrations de particules PM2.5 ont été mesurées entre 5 et 13 µg/m3 en moyenne hebdomadaire. Les concentrations restent proches de leur valeur minimale historique, en lien avec des conditions météorologiques perturbées (pluies généralisées, averses et orages), à l’exception de la semaine du 22 juin. Au cours de cette semaine, une vague de chaleur inédite s’est installée sur la région, ce qui a pu contribuer à l’augmentation des concentrations. Par la suite, de violents orages, combinés à un ciel variable accompagné de précipitations éparses en fin de mois, ont favorisé une diminution des concentrations.
Ce polluant n’est pas intégré dans la procédure de déclenchement d’épisode de pollution de l’air.
Particules PM10
Courant juin, les concentrations de particules PM10 ont été comprises entre 11 et 25 µg/m3 en moyenne hebdomadaire. À l’instar des particules PM2.5, les concentrations en PM10 demeurent proches de leur minimum historique durant la majeure partie du mois, sous l’effet de conditions météorologiques perturbées (pluies, averses et orages). Seule la semaine du 22 juin se distingue, avec l’installation d’une vague de chaleur inédite qui a favorisé une hausse des concentrations. Le ciel variable et à des précipitations éparses en fin de mois, ont ensuite contribué à leur diminution.
Un épisode de pollution aux particules PM10 a touché le Nord et le Pas-de-Calais le 25 juin (double épisode avec ozone).
Ozone
Courant juin, les concentrations en ozone ont été mesurées entre 52 et 90 µg/m3 en moyenne hebdomadaire, restant proches à la valeur minimale historique au début du mois. Par la suite, cette vague de chaleur exceptionnelle a placé la région en vigilance canicule pendant onze jours, dont cinq avec au moins un département en vigilance rouge. Ces conditions ont favorisé la formation et l’accumulation de l’ozone, conduisant à un dépassement de la valeur maximale historique des concentrations. La combinaison de fortes chaleurs, d’un ensoleillement soutenu et de conditions anticycloniques a en effet été propice à la production et à l’accumulation locale de ce polluant.
4 jours d'épisode de pollution à l'ozone ont été constatés en juin, les 24, 25, 26 et 27 juin (voir plus bas), dont un double épisode, avec les particules PM10.
Dioxyde d'azote
Courant juin, les concentrations de dioxyde d’azote ont été mesurées entre 5 et 10 µg/m3 en moyenne hebdomadaire, restant proches à la moyenne historique. Les conditions météorologiques, caractérisées par un temps doux et ensoleillé, ont contribué à réduire les émissions de combustion, en particulier celles issues du trafic routier et du chauffage résidentiel, permettant ainsi le maintien de concentrations à des niveaux proches de la moyenne historique.
Aucun épisode de pollution de l’air n’a été déclenché pour ce polluant au cours de ce mois.
Episodes de pollution de l'air
4 jours d’épisode de pollution de l’air ont été constatés pour les particules PM10 (1 jour en double épisode avec ozone) et l’ozone (3 jours le seul polluant + 1 jour en double épisode avec des PM10) au cours de ce mois.
- Les 24, 25, 26 et 27 pour l'ozone,
- Le 25 juin pour les particules PM10.
L’ozone est un polluant secondaire (c'est-à-dire formé dans l’atmosphère à partir d’autres polluants déjà présents, appelés « précurseurs ») sous l’action des rayons du soleil. Cette formation est favorisée par les fortes températures et un fort ensoleillement. Les précurseurs de l’ozone sont les oxydes d’azote (sources : trafic automobile, activités industrielles, etc.) et les composés organiques volatiles (sources : activités industrielles, utilisation de solvant, etc.). Ce polluant peut également être transporté par des masses d’air (autres régions, ou couche supérieure) ou être formé par des sources biogéniques (naturelles).
En ce qui concerne les particules PM10, elles sont majoritairement composées de particules PM2.5. Les concentrations en ammoniac (NH3) sont élevées dans le secteur concerné. La composition des particules sur cet épisode est donc majoritairement composée de particules secondaires.
Qu'est ce qu'un épisode de pollution ?
Historique des épisode de pollution
Pollens
Au mois de juin, les pollens de graminées sont toujours les plus présents dans l'air des Hauts-de-France, avec un risque allergique élevé sur la quasi-totalité du mois.
Les pollens sont particulièrement présents lors des chaudes journées ensoleillées, qui favorisent leur volatilisation.
En savoir plus sur les pollens du mois de mai >
Echelle du risque d'allergie aux pollens
En savoir plus sur les pollens en Hauts-de-France >