Particules PM2.5
Courant mai, les concentrations de particules PM2.5 ont été mesurées entre 5 et 13 µg/m3 en moyenne hebdomadaire. Les concentrations fluctuent autour de leur moyenne historique et atteignent aussi bien les valeurs maximales que les valeurs minimales observées historiquement. Ces fluctuations s’expliquent par l’alternance de périodes bien ensoleillées, de passages orageux et, ponctuellement, d’épisodes plus frais. Le début du mois a également été marqué par des vents soutenus, favorisant la dispersion des polluants dans l’atmosphère. À l’inverse, la fin du mois de mai a été caractérisée par une vague de chaleur inhabituelle. Ces conditions météorologiques peuvent, d’une part, favoriser l’accumulation de certains polluants lors des épisodes de chaleur et de stabilité atmosphérique, mais, d’autre part, elles peuvent également améliorer leur dispersion sous l’effet du vent et des épisodes orageux.
Ce polluant n’est pas intégré dans la procédure de déclenchement d’épisode de pollution de l’air.
Particules PM10
Courant mai, les concentrations de particules PM10 ont été comprises entre 9 et 25 µg/m3 en moyenne hebdomadaire. Comme pour les particules PM₂,₅, les concentrations fluctuent autour de leur moyenne historique et atteignent des niveaux proches des valeurs minimales et maximales observées par le passé, en lien avec des conditions météorologiques alternant entre des périodes venteuses favorisant la dispersion des polluants et des épisodes plus chauds et stables propices à leur accumulation.
Aucun épisode de pollution de l’air n’a été déclenché pour ce polluant au cours de ce mois.
Ozone
Courant mai, les concentrations en ozone ont été mesurées entre 64 et 86 µg/m3 en moyenne hebdomadaire, restant proches à la valeur moyenne historique, à l’exception de la dernière semaine du mois, où les concentrations ont dépassées la valeur maximale. La formation de l’ozone et son accumulation locale ont été favorisées par la combinaison de fortes chaleurs, d’un ensoleillement marqué et de conditions anticycloniques.
2 jours d'épisode de pollution à l'ozone ont été constatés en mai, les 27 et 29 (voir plus bas).
Dioxyde d'azote
Courant mai, les concentrations de dioxyde d’azote ont été mesurées entre 7 et 11 µg/m3 en moyenne hebdomadaire, restant proches à la moyenne historique. Le maintien à des niveaux moyens s’explique par une baisse des émissions de combustion (trafic routier et chauffage résidentiel) liée à l’installation d’un temps doux et ensoleillé qui atténue l'intensité des émissions.
Aucun épisode de pollution de l’air n’a été déclenché pour ce polluant au cours de ce mois.
Episodes de pollution de l'air
2 jours d’épisode de pollution de l’air a été constaté pour l’ozone au cours de ce mois :
- Le 27 mai, sur le Nord et le Pas-de-Calais,
- Le 29 sur l'Oise.
L’ozone est un polluant secondaire (c'est-à-dire formé dans l’atmosphère à partir d’autres polluants déjà présents, appelés « précurseurs ») sous l’action des rayons du soleil. Les précurseurs de l’ozone sont les oxydes d’azote (sources : trafic automobile, activités industrielles, etc.) et les composés organiques volatils (sources : activités industrielles, utilisation de solvant, etc.). De plus, l’ozone est un polluant qui peut être transporté par des masses d’air provenant des autres régions ou de la couche atmosphérique supérieure.
Cet épisode de pollution s’explique par la combinaison de fortes chaleurs, d’un ensoleillement marqué et de conditions anticycloniques ayant favorisé la formation photochimique de l’ozone et son accumulation locale.
Qu'est ce qu'un épisode de pollution ?
Historique des épisode de pollution
Pollens
Au mois de mai, les pollens de graminées ont été particulièrement présents dans l'air des Hauts-de-France, avec un risque allergique modéré à élevé selon les jours.
Les pollens sont particulièrement présents lors des chaudes journées ensoleillées, qui favorisent leur volatilisation.
En savoir plus sur les pollens du mois de mai >
Echelle du risque d'allergie aux pollens
En savoir plus sur les pollens en Hauts-de-France >