Publié le 7 juillet 2026
Accompagnement au déploiement de 14 microcapteurs sur l'agglomération de Valenciennes - 2024-2025
Objectifs de l'étude
Connaitre plus finement la répartition des polluants sur le territoire de la Communauté d'Agglomération de Valenciennes Métropole
Dates des mesures
- Phase 1 : du 01/03/2024 au 17/03/2024 : Evaluation des capteurs
- Phase 2 : du 01/10/2024 au 30/09/2025 : Déploiement des microcapteurs sur le territoire
- Phase 3 : du 31/10/2025 au 16/11/2025 : Evaluation des capteurs
Polluants mesurés
- Dioxyde d'azote (NO2)
- Particules PM1
- Particules PM2.5
- Particules PM10
Résultats : l'essentiel à savoir
L’évaluation des micro-capteurs a montré une surestimation des concentrations de PM10 d'environ 50% (entre 25% et 60%), pendant la phase 1, tandis que, pendant la phase 3, cette tendance a été inversée : les particules PM10 ont été sous-estimées par les capteurs dans l’ordre de 20% (entre 8% et 33%).
Pour les PM2.5, l'écart moyen (surestimation) s'élève à environ 25% (entre 16% et 37%) pendant la phase 1 et
entre 8% et 43% pour la phase 3.
Pour les PM1, il est d'environ 13% (entre 7% et 27%) pendant la phase 1 et entre 16% et 57% pendant la phase 3.
En tenant compte du bon coefficient de détermination entre les variations de données pour les particules (>0.85 pour toutes les tailles confondues ; à l’exception des PM10 pendant la phase 3), la note finale de ce paramètre est supérieure de 6, ce qui signifie que les mesures de particules sont considérées acceptables dans le cadre d’une mesure indicative. L'évaluation des capteurs a montré que les mesures de particules sont considérées acceptables dans le cadre d’une mesure indicative. En ce qui concerne le NO2, les données sont considérées comme non exploitables quantitativement.
Un classement a été réalisé à partir des concentrations moyennes trimestrielles afin d’identifier si les mêmes zones problématiques (“points chauds”) apparaissent d’un trimestre à l’autre. À titre indicatif, l’analyse a porté plus particulièrement sur les données PM2.5 - moins influencées par le changement de facteur -, ainsi que sur celles du NO2. Le classement a été établi par trimestre sur une échelle allant de 1 à 14, la position 1 correspondant au capteur mesurant les concentrations les plus faibles et la position 14 à celui mesurant les concentrations les plus élevées.
Classement des capteurs pour les particules PM2.5 (moyenne annuelle)
- Stabilité modérée entre les trimestres ; les villes ne gardent pas un classement fixe, il y a des changements notables entre trimestres.
- Variations saisonnières ou locales marquées
- Onnaing → Quiévrechain→ Condé-sur-l’Escaut→ Vieux-Condé→ Maing→ Aulnoy-lez-Valenciennes→ Bruay-sur-l'Escaut→ Marly→ Valenciennes→ Anzin→ Prouvy→ Saint-Saulve→ Petite-Forêt→ Beuvrages
Classement des capteurs pour le dioxyde d'azote pour les points chauds (moyenne annuelle) :
- Stabilité plus forte ; le classement des villes est plus régulier dans le temps.
- Valenciennes → Aulnoy-lez-Valenciennes→ Marly→ Condé-sur-l’Escaut→ Petite-Forêt→ Quiévrechain→ Bruay-sur-l'Escaut→ Saint-Saulve→ Anzin→ Maing→ Vieux-Condé→ Onnaing→ Beuvrages→ Prouvy
Les variations observées dans les données peuvent s’expliquer par la diversité des sources locales ainsi que
par les incertitudes liées aux mesures des capteurs, notamment en raison de l’humidité ou de l’absence de nettoyage.
Enfin, cette étude met en évidence une influence météorologique significative sur la métrologie des capteurs, qui doit être largement prise en compte dans l’analyse. En l’absence de corrections régulières des capteurs, il convient donc de rester prudent quant à l’exploitation de ces données pour répondre aux objectifs de surveillance.